naijaman

Samedi 5 novembre 2005 6 05 /11 /2005 00:00

Après longues réflexions, méditations acharnées, questions existentielles multiples, je me suis décidé à créer mon blog. L'idée n'est certes pas originale mais l'envie de partager l'expérience que je vis actuellement m'a convaincu. Je ne vous guarantis pas un update quotidien mais tâcherai de vous faire découvrir le monde nigérian dans lequel je vis depuis maintenant plus de 4 mois.

Bon voyage...

Le Nigeria, c'est quoi?
Le Nigeria, c'est 924'OOO km²,
c'est Abuja (capitale administrative) et Lagos,
c'est le pays le plus peuplé d'Afrique, 127'117'000 Nigérians (contre 40'000'000 en 1960),
c'est une ancienne colonie anglaise, 
c'est 36 Etats,
c'est la diversité culturelle,
c'est les Yorubas, les Ibos et les Haoussas (parmis 250 ethnies),
c'est le pays Musulman le plus important d'Afrique et l'application de la charia dans le nord du pays,
c'était une richesse agricole aujourd'hui tourné vers l'or noir,
c'est encore un pays producteur de cacao (d'où ma présence ici) mais aussi de manioc, du millet, du maïs et du coton,
c'est le premier pays producteur de pétrole d'Afrique (5ème de l'OPEP),
c'est la guerre du Biafra entre le gouvernement fédéral et les régions productrices de pétrole,
c'est beaucoup de billets appelés Naira qui ne représentent rien (1$ = 132 Nairas).
 
 
 
Pour ma part, je suis basé à Lagos. Ancienne capitale administrative et actuelle capitale économique, Lagos a grandis trop vite et est aujourd'hui un pur chaos. Imaginez, la veille de l'indépendance (1960), Lagos comptait moins d'1/2 million d'habitants; aujourd'hui, la population est estimée à 16'000'000, certains parlent même de 20'000'000 d'habitants. Traffic, publicité, bruit, vendeurs ambulants et cris rythment la vie au quotidien. On est donc plongé dans une dynamique tant oppressante qu'intéressante. Jamais l'expression "courrir derrière l'argent" n'a tant été appropriée à une ville qu'à Lagos. Il est fréquent de voir des vendeurs courrir sur plusieurs centaines de mètres pour vous vendre quelque chose d'une valeur de 50 Nairas. Lagos offre aussi des clichés choquants: un cadavre au sol que personne ne touche de peur de devoir assumer les frais d'enterrement, une publicité lumineuse de 16m² surplombant un cul-de-jatte mendiant, une famille squattant un pylône publicitaire, l'aggressivité des gens dans le traffic,... Tant de faits marquants auxquels on s'habitue très (trop) rapidement et qui nous font prendre conscience qu'à Lagos, Capitale des contradictions, tout est possible.
 
 Lagos, c'est aussi Fela et Femi Kuti, Keziah Jones, une vie nocturne animée, un  riz poulet à midi au Centre Culturel Français, un business omniprésent, un sourire chaleureux reçu dans le traffic,... Bref, un envrionement à découvrir et à redécouvrir!
 
 
 
 
 
 Enfin, Lagos, c'est ... 
 
              
 
 
 
                           
                                           
                                                                                                                 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
A bientôt...
 
PS: si vous avez des T-shirts, chemises, pantalons, shorts, string en léopard ... que vous ne mettez plus, prévenez moi. Ils en raffolent ici.
 
 
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Mardi 17 janvier 2006 2 17 /01 /2006 00:26

                                         

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis le dernier post et bien sûr beaucoup de choses se sont passées. Pour faire simple, procédons de manière chronologique.

  Voilà longtemps que je n’avais passé un Noël hors de Bruxelles, sans le sapin patiemment décoré par la mama et encore plus longtemps que je n’avais passé un Noël sous les palmiers. Autant faire d’une pierre deux coups. J’ai donc passé Noël sur une plage, sous les palmiers, face à l’Océan Atlantique.

  

Partis à 5 de Lagos, nous avons trouvé refuge à Grand-Popo (à classer dans le registre des noms cons). Grand-Popo se trouve à l’Ouest de Cotonou.

  

 Pour y accéder, nous avons traversé Ouidah. Ouidah abrite la Porte du non retour.

 A l’époque de la traite des nègres, cette porte constituait le lieu de passage pour les esclaves en route vers l’inconnue. Aujourd’hui, on y trouve  2 gars qui tapent sur leurs percus en vous proposant de sortir une bague salvatrice d’un œuf pendant que d’autres vendent leur artisanat.

   Si on oublie la symbolique et l’histoire de cette porte, le site est superbe. Débarquant du chaos de Lagos, le site est paradisiaque, tout comme l’est le reste du Bénin.

 Après une pause bière avec Mama Pascaline, nous avons continué notre route vers Grand Popo. A peine arrivés à l’auberge, le gérant a compris qu’ils nous verraient souvent.

 

    C’est la tête dans les nuages, enfumés de rastas – plutôt entourés de rastas que nous avons terminé notre réveillon de Noël. Après 4 jours de détente, visites, ballades et fêtes, il nous fallait bien rentré à Lagos.

 

 

 

 

 

 

   Heureusement, ce n’était que pour mieux préparer notre Nouvel An.  

 C’est à nouveau sous les palmiers que ça s’est passé, avec un bon groupe d’affreux et une charmante blonde arrivée droit de son Pajottenland natal.

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est donc dans une piscine, hydratés par 15 L de punch et quelques kilos de bidoche au BBQ que nous avons passé les 12 coups de minuit.

 

 

 

 

La fin de soirée est un peu floue, mais si on se base sur les photos, ce devait être une bonne soirée…

 

 

 

 

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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /2006 20:27

Sortis de nulle part, un rat à moto (aka P'tit Luc) s'arrête à Lagos pour retrouver le monde de ses bd (http://ptiluc.canalblog.com).

Voilà sa vision de "Charlie and the chocolate factory"...

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Vendredi 20 janvier 2006 5 20 /01 /2006 19:45

...avec un potentiel pareil, ne t'en fais pas, je ne risque pqs d'abandoner mes deguisements...

... je commence même à en convertir...

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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 16:22

Le mythe de voir des hyènes dans les rues de Lagos n'est en fait pas du tout un mythe. Témoignage à l'appui...

"Hello Fellow,
I was shock to find Hyena in the street of Lagos last weekend.
This wild hyena is being led by a man who often uses it to harass people in demand for money.
I equally had to pay some naira to the man in order to do the shot of him and the animal. And as soon as my money kind of expired he equally harassed me with the hyena that I had to make a run for my dear life.
Below are the shot of I was able to make out pf them. Happy Viewing!!!! "

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